84-Le juste temps dans les soins

Le juste temps dans les soins
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Table des matières

Editorial : J.-M. Longneaux
Le problème du temps en pratique clinique, par J.-Fr. Malherbe, C. Meyland
A propos du temps qui passe
Le temps dans le contexte du soin : une perspective éthique, par St. Biancu, L. Galvagni
Pour ne plus perdre de temps à vouloir en gagner, par C. Bolly
Impermanence et éthique de l’accompagnement, par C. Blanc
Quel temps lorsque l’esprit se fait démence ? Un événement à vivre et à soutenir, par D. Jacquemin
Les directives anticipées selon la loi Leonetti-Claeys garantissent-elles l’autonomie décisionnelle de la personne ?, par R. Le Berre
Interroger le rôle des temporalités dans la demande d’euthanasie. Une perspective sociologiqu, par N. Hamarat
Le temps en différents lieux 
La psychiatrie : une éthique du temps, par D. Desmedt
Gagner du temps à l’hôpital : pourquoi, pour qui, comment ?, par G. Durant
Le temps à l’hôpital : celui du soignant, celui du patient, par Chr. Crabbe
Savoir utiliser le temps s’apprend, par P. Firket
Temps du patient, temps du docteur, par M. Jamoulle
Le délai à la conception assistée : une efficacité hâtée ?, par J.-M. Debry

Editorial

Peut-on mesurer le temps qu’il convient, humainement, de passer auprès d’un patient ? Qui dit mesure, dit règle de mesure. Aujourd’hui, on a de plus en plus l’impression que le tempo est dicté soit par la technique, soit par l’économique. La règle technique réduit la maladie à une pathologie objective, nécessitant une intervention standardisée que l’on veut la plus brève possible. Si, techniquement, il est possible d’opérer en hôpital de jour, alors c’est cette durée-là qui fera loi. La règle économique, qui est souvent associée à la première, se base sur le seuil de rentabilité : étant donné les moyens financiers disponibles, on établit le nombre de consultations par jour, ou le taux d’occupation des salles d’opération, ou encore, on fixe le nombre de toilettes qu’une infirmière ou qu’une aide-soignante doivent accomplir par heure. On organise le travail (les déplacements, l’ergonomie, etc.) afin de gagner une minute ici, une autre là-bas… On détermine des durées de séjour en fonction de celles qui sont financées. A présenter les choses ainsi, on comprend mieux que la question de l’organisation du temps est une question éminemment éthique. Car, considérées seules, ces règles de mesure ne tiennent aucunement compte de la personne, qu’il s’agisse du patient ou du prestataire de soins. ...

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